jeudi 21 juillet 2011

Cote d'Ivoire: Chant patriotique: L'Ode à la patrie et le discours historique de Laurent GBAGBO


1- L’Ode à la patrie : un texte, un esprit

L’Ode à la Patrie est un texte composé de six (6) strophes et d’un refrain.
L’étude de ce texte permet de dégager cinq (5) principales phases :

Strophe 1 : Thème : Conscience patriotique, édification de la Côte d’Ivoire.

Mille nuits d’excellence
Ont bâti mon pays
Mille nuits d’espérance
Ont forgé ma Patrie

Notre beau pays, la Côte d’Ivoire, a été bâti dans la souffrance de son peuple qui l’a forgée comme un orfèvre.

Strophe 2 : Thème : Défense de la Patrie par la détermination, la résistance et la bravoure

A travers le temps
Sous le feu des vents
Et la fureur des tanks
Moi, je marcherai
Pour te magnifier

Commentaire : La résistance individuelle et populaire en dépit de toute menace.

Strophes 3 : Thème : Libération du pays, liberté

L’aurore s’est levée
Le coq a chanté
Le jour est arrivé
Pour ta liberté

Commentaire : Un nouveau jour qui annonce la liberté du peuple se lève sur la Côte d’Ivoire

Strophe 4 : Thème : Conviction et détermination

Au fond de nos cœurs
La foi et l’ardeur
Ce chant de vaillance
Pour bercer nos consciences

Commentaire : Par arracher cette liberté, il faut être courageux et convaincu de la noblesse de la lutte.

Strophe 5 : Thème : Paix, amour, unité.

Si la Paix et l’amour
Sont ta lumière du jour
Si le rêve d’unité
Epouse tes idées

Strophe 6 : Thème : Pardon, réconciliation nationale et reconstruction du pays

Si malgré toutes ces peines
Ton cœur est sans haine
Si pour bâtir demain
Tu sais tendre la main

Commentaire : La restauration de la cohésion nationale et la Paix ne se réaliseront qu’au prix d’énormes sacrifices après la grave fracture sociale provoquée par la guerre.
C’est, réconciliée avec elle-même, que la population ivoirienne reconstruira le pays.

Refrain :
Thème : Patriotisme, détermination, responsabilité, dignité, unité

Patriote ! Ivoirien !
Ta belle histoire
S’écrira de gloire
Patriote ! Ivoirien !
Ta détermination
Sauvera ta Nation
Patriote ! Ivoirien !
Ta fière Côte d’Ivoire
Est dans ton regard
Patriote ! Ivoirien !
Tous haut les cœurs
Ensemble on ira !

Commentaire : Une nouvelle page de l’histoire de la Côte d’Ivoire est en train de s’écrire grâce à l’éveil de la conscience patriotique. Cette histoire doit être belle et glorieuse.
A l’heure de la victoire, nous serons tous heureux et fiers d’avoir assumé nos responsabilités et d’avoir pris en main le destin de la Côte d’Ivoire. Alors, ensemble, vaillamment, nous pourrons reconstruire notre pays sur la base de la dignité, de la détermination et de « la vraie fraternité ».


2-Le discours historique du Président Laurent GBAGBO 

 "

Messieurs les présidents des Institutions de la République,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
Monsieur le Maire de Cocody,
Monsieur le président de PHENIX.CI,
Distingués invités,
Mesdames et Messieurs,
Je suis heureux et fier d’être présent à cette cérémonie de la résistance et de la résurrection. Résistance, car ‘’l’Ode à la Patrie’’ est le symbole chanté de la résistance des Ivoiriens. C’est l’hymne des Ivoiriens qui ont refusé de mourir. Un pays meurt, quand ses habitants ont décidé de se laisser mourir, mais il vit, quand ils ont décidé de résister. L’ ‘’Ode à la Patrie’’ est l’un des symboles de la résistance.
Je vous remercie, Monsieur Didier Gnamké, président de l’ONG PHENIX-CI ainsi que vos collaborateurs. Ce n’est pas au Président de la République seul de bâtir le pays. Ce n’est pas seulement au Palais Présidentiel que se trouvent la truelle, le marteau, la daba et la machette pour bâtir la Côte d’Ivoire. Effectivement, il y a du travail à la Présidence de la République de Côte d’Ivoire. Mais, il n’ y a de travail que parce que chaque Ivoirien et chaque Ivoirienne auront fait leur devoir là où ils se trouvent.
Merci à vous, responsables de cette ONG qui avez lancé ce concours. Je vous salue, citoyens courageux, dignes et braves qui avez su que là où vous étiez, votre rôle était de vous tenir debout. Je salue cette attitude d’hommes et de femmes debout.
Je voudrais maintenant saluer les artistes, en commençant par le plus jeune : le ‘’Parolier’’, Bernard Koraï. Beaucoup de chansons célèbres sont nées dans le feu de l’action, la Marseillaise, notamment. Dans les marches qui conduisaient les Français au moment de la Révolution, de Marseille à Paris, pour revendiquer la République contre la tyrannie, un homme a composé une chanson devenue la Marseillaise, Hymne National de la France.
Salut à vous, jeune homme qui avez écrit ces paroles sublimes que nous écoutons tous, avant de nous coucher. Quand nous l’écoutons, nous savons que la Côte d’Ivoire est debout. L’histoire d’un pays ne se construit pas uniquement par décret. Les décrets et les lois construisent l’histoire d’un pays en temps normal. Mais en période de crise, chacun apporte sa pierre. C’est après que l’on se rend compte que chaque pierre apportée a fini par devenir une maison pour tout le monde.
Hier, lorsque nos parents luttaient pour obtenir l’indépendance, il existait une multitude de chansons patriotiques dont l’une est devenue l’Hymne National de la Côte d’Ivoire : l’Abidjanaise. Aujourd’hui, ces moments de lutte et de combat ont leurs propres auteurs, paroliers et musiciens. Je félicite donc, le parolier et les compositeurs, car je suis fier qu’ils aient donné à la Côte d’Ivoire une Ode qui épouse notre combat.
Rendez grâce à Dieu, continuez de soutenir votre pays, parce qu’il vous a reconnus comme ses combattants. Maintenant, votre œuvre appartient au Domaine Public.
Notre pays change, parce que le mérite est désormais reconnu. Aujourd’hui, l’ ‘’Ode à la Patrie’’ devient une œuvre publique. Je demande à M. ABOKE (ancien Directeur Général de la RTI) de poursuivre les démarches, afin que tous les aspects juridiques de cette oeuvre soient respectés, et qu’elle bénéficie effectivement de la protection de la Nation. M ABOKE, je vous charge donc, de cette mission, pour que nous ne passions pas à côté de la Loi ; cette loi que nous comptons toujours respecter mais que beaucoup croient pouvoir contourner. Tranquillisez-vous, je ne donnerai à personne l’occasion de la contourner.
Aujourd’hui, nous sommes le 31 octobre 2005, le ciel ne nous est pas tombé sur la tête. Demain sera un jour nouveau et il en sera ainsi jusqu’à ce que les élections aient lieu.
Chers amis, continuez d’aimer votre pays. Continuez de chérir votre patrie. C’est à ce prix que les Nations ont survécu. Je vous le dis souvent, il n’est pas de grande Nation qui n’ait traversé des épreuves difficiles. Regardez dans l’histoire de l’humanité. Toute grande Nation n’a pas baigné dans le bonheur, depuis le début de sa création jusqu’à ce jour. Non !
La Chine a été dépecée par toutes les puissances occidentales. Il y avait plusieurs Chines : les Italiens avaient leur partie, les allemands, les français avaient la leur… Aujourd’hui, la Chine est en passe de devenir la première puissance économique du monde. Un pays avec 1 milliard 500 millions d’habitants, premier consommateur d’énergie dans le monde, qui fait par sa simple consommation ordinaire, grimper le coût du baril de pétrole. Je peux aussi parler de l’Inde dont l’indépendance en 1947 s’est prononcée dans la douleur et dans le déchirement. Je peux parler des Etats-Unis d’Amérique qui ont connu, non seulement la guerre de libération contre la Grande Bretagne, mais en plus, la guerre de sécession ; et qui, en l’espace de quelques années, ont connu aussi la destruction de grands immeubles par les terroristes. Pourtant, les Etats-Unis continuent de vivre. Que dire de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal, de la Grèce ? Ces pays déchirés, ultra déchirés… Pendant la révolution française, au moment de la terreur, chaque matin, on ramassait les cadavres comme on ramasse les feuilles, dans les rues de Paris, pour les emmener au cimetière pour les faire enterrer. Il y avait la mort dans toutes les rues, dans tous les quartiers…
Ce n’est pas une adversité qui pose problème. C’est la manière dont le peuple y fait face. Avec vous, je fais front. Je ferai front. Nous sortirons de cette crise par les voies que nous avons indiquées, celles de la Côte d’Ivoire et non des terroristes. Nous ferons face à la crise et nous en sortirons par la voie de la Loi, de la Constitution. Si chacun doit prendre le fusil pour faire modifier la Loi, il n’y a plus de pays. Et jamais je ne serai complice de cela. Mon nom ne sera pas associé à un Chef d’Etat qui laisse des rebelles modifier par le fusil, la Constitution et la Loi. Non ! Jamais ! Nous pouvons modifier toutes les lois, mais pas avec les kalachnikovs. Non ! Je refuse qu’on modifie la Loi fondamentale de mon pays avec la kalachnikov. On modifie les lois avec les débats, les idées. Quiconque voudra nous mettre le fusil sur la tempe pour nous obliger à modifier notre Loi, ne nous trouvera pas en complicité avec lui. Notre rôle n’est pas de faire plier l’Etat mais plutôt de faire en sorte qu’il soit debout. Nous sommes prêts à discuter avec tout le monde ; mais pas à piétiner notre État pour que prospère la rébellion. Jamais !
Criez toujours à la résistance ce ‘’haut les cœurs’’ qui est prononcé régulièrement chaque fois que le pays est en danger. Ce ‘’haut les cœurs’’ qui est prononcé ici aussi, est un appel à être debout.
Que Dieu vous bénisse. Que Dieu nous bénisse ! Je vous remercie."

     

3-Les différentes versions de l'Ode à la patrie


Pour télécharger une version cliquer en face 

Chant Jouer
Récital poétique Jouer
Chorale Jouer
Duo Jouer
Marche militaire Jouer
Sax Jouer
Piano Jouer
RNB Jouer
Gbégbé Jouer
Ambiance Jouer



Conception : Didier Gnamké KOFFI
Paroles : Bernard KORAÏ
Musique : Feu Gustave GUIRAUD, Athanase KOUDOU, ASSALE Best, Antoinette KONAN

Source : http://www.phenix-ci.org








Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire